Destinée à œuvrer pour le respect de la dignité humaine, une association de liberté et de défense de droits humains en matière pénale a lancé ses activités, le 31 octobre dernier à Libreville.

Le fondateur de L’AGDP Bertrand Homa Moussavou (à droite), le fondateur de L’AGDP au cours de l’assemblée générale. © Gabonreview.

Le fondateur de L’AGDP Bertrand Homa Moussavou (à droite), le fondateur de L’AGDP au cours de l’assemblée générale. © Gabonreview.

 

Structure associative de liberté, d’indépendance et de défense de droits humains, l’Association gabonaise de droit pénal (AGDP) a été dévoilée le 31 octobre dernier à Libreville. Selon l’un des fondateurs de cette association, Bertrand Homa Moussavou, il s’agit de «réunir les professionnels en droit pénal : avocats, enseignants, juristes, étudiants et toutes autres personnes intéressées par les questions de droits humains, pour réfléchir ensemble en matière pénal, afin de lui donner sa vitalité, surtout en ce qui concerne le droit pénal gabonais».

En d’autres termes, «c’est un cadre d’échange d’expériences et de discussion sur la vitalité du droit pénal gabonais», a ajouté l’avocat au barreau du Gabon, soulignant que la création de cette association a été inspirée par l’exercice quotidien de la profession d’avocat. Surtout en ce qui concerne le respect de procédures au prétoire, mais surtout des insuffisances dont souffre le Code pénal gabonais.

L’AGDP se veut ainsi «un laboratoire de réflexion, d’échange, de partage d’informations et d’expériences dans le domaine de droit pénal». Selon Bertrand Homa Moussavou, «Il faut qu’on discute de ces notions et des procédures pénales et même de bien d’autres sciences. Il n’y a pas que le droit pénal il y a la question par exemple des crimes rituels et bien d’autres mais ces questions doivent être débattues dans le cadre d’une association».

L’avocat a estimé que le Code pénal gabonais devait pouvoir évoluer au même rythme que la société. «Notre Code pénal est classique. Il n’est pas moderne. Il n’a même jamais été modernisé. Il date de 1961. Mais ce n’est pas tant la date qui m’effraie mais à l’intérieur il reste squelettique. De 1961 jusqu’à nos jours il n’a pas évolué alors que la société a évolué avec les nouveaux phénomènes», a-t-il argumenté.

«Ces phénomènes doivent modifier nos modes de pensée et de comportement. Il faut qu’on arrive à les caractériser et les intégrer dans le Code pénal gabonais», a-t-il insisté.

L’AGDP est composée de membres d’honneur, membres actifs, membres associés et sympathisants. Les membres du bureau exécutif sont élus pour un mandat de deux ans, renouvelable une fois, au scrutin secret et à la majorité simple des membres présents en assemblée générale.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga