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"En rentrant au Gabon, c'était la douche froide" : témoignage d'une "repat" déçue

Après ses études en France, Anto a voulu retourner dans son pays d’origine pour tenter sa chance. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu…


Elles étaient "comme ‘Les Trois mousquetaires’". Après leur bac obtenu au Gabon, Anto et ses trois amies s’installent en France pour poursuivre leurs études. Le deal ? Rentrer ensuite au pays pour "partager leurs compétences". Et retrouver les leurs. "Il m’était inconcevable de travailler ailleurs que chez moi".

Les quatre filles repartent donc, pleines d’envie. Anto est cheffe cuisto, passée par des valeurs sûres : Fauchon, Moët et Chandon, maison Lameloise (trois étoiles au Michelin), et autres palaces à Cannes. Le CV idéal ? Pas pour tous…

"L’accueil que j’ai reçu en retournant au Gabon n’était pas celui que j’attendais", dit-elle d’emblée.

Et pour cause : lorsqu’elle postule à la cuisine d’un grand hôtel de Libreville, la direction lui préfère un Français expatrié, moins qualifié, "sans connaissance des produits locaux" et surtout, "plus cher que moi !".

"En Afrique, être Blanc est un gage de qualité, ça fait plus chic."

Ce n’est pas la seule déconvenue qu’Anto devra affronter. Les siens ne comprenaient pas pourquoi elle s’obstinait à vouloir exercer un "métier manuel" et pas "derrière un bureau".

Anto fait partie de ces "repats", attirés par le boom économique de l’Afrique, désireux de renouer avec leurs racines, qui se réinstallent sur leur continent d’origine. Avec plus ou moins de facilité…


Transcription

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