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SERVICES PAYES DE LA POLICE NATIONALE : L’UNAPOL dénonce toujours un manque de transparence

SERVICES PAYES DE LA POLICE NATIONALE :    L’UNAPOL dénonce toujours un manque de transparence

 

 

L’Union  police nationale (UNAPOL) a animé une conférence de presse le 19 octobre dernier à Ouagadougou. Ses membres réclament le traitement  rapide de leur plateforme revendicative déposée en  novembre 2016.  Laquelle plateforme s’articule autour des services payés de la Police nationale, la relecture de la loi 045 portant statut du personnel de la Police nationale, le sort des policiers  radiés et  l’envoi de policiers dans les représentations diplomatiques à l’étranger.

 

 Des policiers continuent d’offrir des prestations à certaines entreprises privées de la place,  sans contrat ou sur la base de contrats au contenu douteux. C’est du moins ce qu’a affirmé le secrétaire général de l’Union  police nationale (UNAPOL),  Wakilou Senou,  au cours d’une conférence de presse animée le 19 octobre dernier, à Ouagadougou.  Pire, a-t-il ajouté, certaines directions régionales, sans accord des policiers, retiennent 50% des gains émanant du service payé.  Dans ces localités, précise-t-il, ceux qui refusent ces pratiques sont menacés  de sanctions.  Pour mettre fin à ces pratiques, l’UNAPOL demande le traitement rapide de sa plateforme revendicative déposée  le 26 novembre 2016 et qui porte sur plusieurs points. Il s’agit essentiellement du  service payé de la Police nationale,  de la relecture de la loi 045 portant statut du personnel de la Police nationale, du  sort des policiers  radiés  et de l’envoi de policiers dans les représentations diplomatiques à l’étranger.  En ce qui concerne la relecture de la loi 045 portant statut du personnel de la Police nationale, rien  n’a été fait.  Tout est mis en œuvre pour retarder l’arrivée de la loi à l’Assemblée nationale pour son adoption, ont confié les conférenciers.

Pour ce qui concerne  l’érection des écoles  de police en établissements publics, certains responsables font tout pour que le processus n’aboutisse pas, puisqu’il supprime d’office certains postes de responsabilité. «  Comment comprendre que la présidence d’une telle commission ait été confiée à une personne pour qui la bonne marche de cette commission présente un conflit d’intérêts évident », s’est interrogé Wakilou Senou.  Pour lui, si  les travaux  de cette commission aboutissent,  le  poste actuel  de ce dernier n’existera plus.   En ce qui concerne le sort des policiers  radiés, l’UNAPOL dit être   déçue de l’attitude du gouvernement  par rapport au traitement du dossier. L’UNAPOL est convaincue que certains d’entre eux ont été abusivement radiés, parce qu’ils ont simplement dénoncé les mauvaises pratiques au sein de leur corps. Un autre point inscrit sur la plate-forme des flics, est l’envoi des policiers dans les représentations diplomatiques du Burkina à l’étranger.   Ce dossier est à l’image des autres points,  puisque le ministre en charge de la sécurité a indiqué que seul le gouvernement peut régler la question alors qu’il n’a pas encore transmis la question en Conseil des ministres, selon les conférenciers. Face à tout cela, l’UNAPOL  a indiqué que des actions seront entreprises si rien n’est fait dans de brefs délais pour résoudre toutes ces questions. Pour les responsables de l’Union, pendant que les policiers ont beaucoup de  difficultés pour accomplir leurs missions, on trouve le moyen d’organiser un forum national sur la sécurité  dont le coût est estimé à des centaines de millions de F CFA, qui ne donnera pas grand chose en termes de résultats.

Issa SIGUIRE

 

 

 

 

 

 

 


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