Accueil - Gabon - Des médecins reconstituent la peau d’un enfant qui avait perdu les deux tiers de son épiderme

Des médecins reconstituent la peau d’un enfant qui avait perdu les deux tiers de son épiderme


Des médecins reconstituent la peau d’un enfant qui avait perdu les deux tiers de son épiderme

Des médecins reconstituent la peau d’un enfant qui avait perdu les deux tiers de son épiderme

Atteint d’une maladie rarissime provoquant le décollement de la peau au moindre contact, un enfant allemand de 7 ans a été sauvé par une équipe de médecins qui sont parvenus à reconstituer 80% de son épiderme à partir de cellules souches génétiquement modifiées.

C’est une nouvelle vie pour cet enfant, et une grande victoire pour la médecine. Atteint d’une maladie rare qui fragilise la peau, un petit allemand de 7 ans avait progressivement perdu la majorité de son épiderme. Grâce à une thérapie génique inédite, les médecins ont réussi à reconstituer 80% de sa peau.

L’histoire commence en juin 2015, lorsque le jeune patient, alors âgé de 7 ans, est admis en urgence à l’hôpital pour enfants de l’université de la Ruhr (Allemagne) : il est atteint depuis sa naissance d’une malade rare, l’épidermolyse bulleuse jonctionnelle (EBJ). Plus de quatre personnes sur dix touchées par cette pathologie meurent avant l’adolescence. Au vu de l’étendue des dégâts provoqués par la maladie (des cloques géantes qui sclérosent sa peau), les médecins le jugent condamné. Ils vont finalement décider de lui faire subir un traitement expérimental pour un « usage compassionnel » (administrer un traitement encore très expérimental à des patients a priori condamnés, pour lesquels aucune autre solution ne fonctionne), et dont le détail a été publié le 8 novembre dans la revue spécialisée Nature.

Une peau artificielle salvatrice

En collaboration avec Michele de Luca, un spécialiste de l’utilisation des cellules souches dans la reconstruction de la peau, les médecins ont prélevé des cellules de peau sur une partie non pathogène du corps du patient, auxquelles ils ont inséré une forme non mutée d’un des gènes touché par la maladie, qui permet l’adhérence de l’épiderme au derme, puis ont mis en culture in vitro ces cellules génétiquement modifiées. Ils ont ensuite greffé cette « peau artificielle » à l’enfant lors de plusieurs opérations, permettant au final de remplacer environ 80% de l’épiderme.

Après huit mois de soins intensifs, le jeune garçon peut aujourd’hui aller à l’école et faire du sport, se félicitent les chercheurs.

femmeactuelle


Avec Gabon Libre

Send this to a friend

Lire les articles précédents :
Côte d’Ivoire/ L’Antenne de la Pédagogie de Bouna entend renforcer l’encadrement des enseignants

Publié le samedi 11 novembre 2017  |  AIP Bouna, 11 nov (AIP) - Le nouveau chef de l'Antenne de la pédagogie et de la formation continue (APFC) de Bouna, Gbongué Kessé, entend œuvrer au renforcement l'encadrement pédagogique des enseignants de sa circonscription. Cette mesure qui concerne l'ensemble des enseignants de la région du Bounkani aura, ...

Fermer